je les ai entraperçues, ce soir là, au détour du méandre. Ces silhouettes haletantes mues par la frénésie des corps en demande d'action; et dont chacun a le secret, la raison intime de s'y adonner. Cela faisait longtemps que je les suivais, et je me demandais comment les interpeller, les capturer. Impossible à première vue, trop rapides et si déterminées. Et puis un soir, la lumière s'est absentée, un interlude, un impromptu. C'est là qu'elles sont devenues vivantes, comme sorties du néant, dans un balai incessant, et moi remontant ce flot d'âmes en rut, dont le souffle trahissait le désir d'en découdre avec la routine du quotidien.
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