Le fossé appelle, césure entre des mondes qui ne se défient pas pour autant, une interface car le contact n’existe pas, il ne le peut, la cohabitation est imposée à la terre originelle, matrice du vivant, mouvement perpétuel au grés des poussées sismiques qui animent le coeur, tout est question d’amour pour transformer le rocher. Il impose cette voie, loin d’être un compromis, dans une attitude courageuse d’avancer dans cet espace conjoint dont les fonds sont les seuls repères auxquels se fier, ne laissant parfois à peine la possibilité d'entrevoir l’horizon, à quoi bon voir plus loin si l’on ne laisse ses pas glisser dans la boue pour se rattraper d’instinct. La forêt n’est jamais loin, le champ doit être traversé mais elle reste toujours la raison d’aller par delà la cicatrice.
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