Sylvain Courros est un photographe autodidacte né en 1973 à Bordeaux, il vit à Blanquefort et travaille entre Bordeaux et Paris.
Sa relation avec la photographie est un long processus d’affirmation de la capacité à entrevoir le monde de manière sensible et direct.
Il suit en 2001 un enseignement à distance dans le cadre du CAP Photographie, lui permettant ainsi de travailler auprès de Michel Geney du Studio Burdin à Mérignac, se formant ainsi aux techniques de studio pour la publicité et le portrait.
Il est rapidement sollicité pour de l'assistanat auprès de photographes professionnels et pour des missions de prise de vues en entreprise.
Sa rencontre avec Patrick Toth va lui permettre d’appréhender et adopter la démarche d’auteur dans sa photographie, intimement relié à l’humain, laissant libre cours à l’instinct.
Son engagement auprès d’associations oeuvrant pour l’émancipation des handicapés l’amène à documenter durant plusieurs années les activités et évènements sportifs en pleine évolution technique afin d'en assurer la promotion auprès des institutions, mécènes et la fourniture de supports pour la presse. 
Il pose également son regard sur la métropole bordelaise en mutation. 
Il expose en 2016 la série L'Autre Rive lors du deuxième anniversaire du pont levant Chaban Delmas, point d’attraction architectural manifeste, qui ouvre avant tout une autre voie de connexion entre les berges de la Garonne.
En 2017, Identité Zéro l’amène à la rencontre d’habitants et il questionne la notion de perméabilité avec leur lieux de résidence.
Il se forme continuellement, de manière autonome et lors de stage auprès de photographes professionnels, notamment lors des rencontres d’Arles avec Antoine D’Agata.
Après des années de recherches personnelles, l’écriture s’est progressivement imposé comme une évidence, un outil complémentaire, indispensable afin de traduire la temporalité et les conditions d’explorations, permettant une connexion subtile entre l’instant, la mémoire et le récit.
Récemment, il documente les élans de solidarité durant la crise sanitaire de 2020 et 2021, puis entame sur le terrain un relevé de la situation des habitats précaires sous forme d'un état des lieux.
Les témoignages récoltés auprès des populations migrantes qu’il côtoie régulièrement l’amène à reconsidérer l’approche du portrait frontal pour laisser l’anonymat et la posture être les seules expressions capables de traduire la vulnérabilité inhérente à leur condition. Une recherche sociale et esthétique initiée en 2022.
Il travaille sur la notion de dignité et poursuit des travaux plus personnels, autour de la famille et ses tabous.
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